Peu de dirigeants aujourd’hui sont étrangers au concept d’économies d’échelle. Ce principe économique, selon lequel l’achat de matières premières ou de services en plus grandes quantités permet de réaliser des économies par unité, n’est en réalité pas l’apanage des plus grandes entreprises. Ce principe est également au cœur du concept de coopérative : se regrouper pour acheter conjointement et contribuer à la performance de chacun en partageant des outils de production ou en bénéficiant de tarifs plus avantageux. Alors, comment ce principe peut-il être appliqué et utilisé par les clubs ?
Un club professionnel de football ou de rugby s’appuie généralement chaque année sur une soixantaine de fournisseurs différents pour assurer le fonctionnement de ses infrastructures et développer sa performance. Il s’agit souvent de contrats pluriannuels négociés de manière indépendante par les services directement concernés. L’entraîneur choisira entre Deeptimize et StatsPerform la solution la plus adaptée à l’analyse de ses données, tout comme le responsable F&B choisira le traiteur de ses espaces hospitalités. Pourtant, la spécificité des entreprises qui réalisent des économies d’échelle réside souvent dans l’organisation d’une fonction bien particulière : le service achats.
Aujourd’hui, les clubs font face à plusieurs enjeux dans leur stratégie d’achats :
- La volonté d’obtenir le meilleur prix possible pour une qualité de service répondant à leurs besoins
- La nécessité de trouver des prestataires disposant parfois d’expertises très spécifiques et difficiles à sourcer
- La volonté d’impliquer les acteurs économiques locaux et de privilégier les circuits courts, en cohérence avec une identité territoriale souvent forte
- L’ambition d’améliorer l’impact environnemental du club en réduisant l’empreinte carbone de ses produits, mais aussi en ayant recours à l’économie circulaire
L’ensemble de ces enjeux fait partie du quotidien d’un service achats au sein d’une grande entreprise. Les équipes de ces départements investissent dans l’identification des fournisseurs les plus pertinents et réalisent des études de marché et de concurrence avant de définir le périmètre des appels d’offres qu’elles lancent. L’objectif est d’obtenir le meilleur service au prix le plus avantageux, tout en contribuant à l’ensemble des enjeux évoqués précédemment. Pourtant, rares sont aujourd’hui les clubs à disposer de tels services, en raison d’un manque de ressources, mais aussi du nombre de contrats qu’ils ont à négocier.
De nouvelles structures émergent ainsi pour permettre aux clubs d’externaliser ces fonctions achats, souvent trop importantes pour des PME comme elles, qui ne peuvent supporter de tels coûts fixes. Des prestataires comme BOXtoBOX Conseil offrent aux clubs la possibilité de gérer leur fonction achats de manière indépendante, en se rémunérant sur l’optimisation des contrats renégociés. Cela leur permet de réduire leurs coûts tout en transformant une partie de leurs charges fixes en coûts variables.
Ces entreprises agissent comme de véritables bases de données, connaissant les forces et les faiblesses des différents fournisseurs du secteur et capables d’orienter les clubs vers ceux dont la valeur ajoutée répond le mieux à leurs besoins. Elles sont également en mesure d’explorer l’écosystème des prestataires présents sur le territoire concerné afin de permettre aux clubs de renforcer leur ancrage dans le tissu économique local. Une manière de susciter l’adhésion des entrepreneurs locaux, indispensables à la vie du club à bien des égards.
Mais leur véritable valeur ajoutée réside également dans leur capacité à fonctionner comme des centrales d’achat. En faisant appel à des prestataires similaires pour différents acteurs de l’écosystème — stades, clubs, fédérations, organisateurs d’événements, etc. — elles sont capables de négocier des tarifs avantageux pour leurs clients grâce aux économies d’échelle. Qui a dit qu’il fallait être une grande entreprise pour réaliser des économies d’échelle sur ses achats ?
Au final, les stratégies d’achats contribuent aux trois piliers de la performance : elles renforcent les liens entre les clubs et l’écosystème économique local, contribuant ainsi à leur identité. Elles permettent de réduire les coûts de fonctionnement au quotidien, contribuant à la performance financière et, par conséquent, à l’augmentation des liquidités disponibles pour investir dans la performance sportive. Un investissement dans les achats qui semble donc être une excellente opportunité pour le développement global de l’entreprise.